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Qualité des aliments et additifs (1)
( E 102, E 124, E 620, E 951 … )

Il faut savoir différencier ce qu'on appelle " additifs alimentaires " et " résidus " d'autressubstances qu'on peut trouver dans ces mêmes aliments (2).
Les " résidus " contaminants peuvent provenir des traitements de l'agriculture extensive (grands champs …) ou intensive: restes de produits phytosanitaires(pesticides divers, herbicides, fongicides …), restes d'antibiotiques et d'hormones de croissance des élevages
intensifs d'animaux , contaminations dues aux fumées industrielles et surtout à certains incinérateurs de déchets (cf dioxines contenant du chlore, les polychlorobiphényles,PCB…), sans oublier les possibilités de contamination par le " nucléaire " ; les pollutions dues aux essais nucléaires dans l'atmosphère après 1945 ou aux accidents divers tel que celui de Tchernobyl en Ukraine , en 1986 : le césium 137 ou le strontium 90 par exemple, ont des périodes de 30 ans environ, et en 30 ans on trouve toujours encore la moitié dans le sol,
en 60 ans le quart… Notons qu'on trouve même des pesticides persistants ,tels que le DDT (très utilisé après la guerre de 1945…) ou les PCBs … dans la graisse des baleines  et d'animaux des régions polaires, et cela actuellement ! ! Le lait maternel humain est même contaminé (2). On sait que les cancers , allergies progressent en pourcentages et que la fécondité masculine baisse … . L'eau souterraine peut aussi être polluée : ce qui pose le problème de l'eau potable. En ce qui concerne les " additifs alimentaires ", il y en environ 350 ; ces substances sont d'origine naturelle pour certaines et synthétiques pour d'autres (2 )(3). On peut en gros distinguer les colorants (E 100 à E 180 ), les conservateurs (E 200 à E 297), les antioxygènes (E 300 à E 385), les émulsifiants, stabilisants…(E 400 à E 495), additifs divers (E 500 à E 585, E 620 à E 640 et E 900 à E 1518 ). Il n'y a pas des E 700, E 800 ou E 1300.
Les " additifs alimentaires " sont ajoutés volontairement aux aliments. Souvent c'est une nécessité pour mieux conserver ou transporter les aliments sur une longue distance. En 1850 nous étions un peu plus d'un milliard d'hommes sur terre, actuellement (2000), nous sommes plus de 6 milliards, il faut les approvisionner en nourriture … . Il faut aussi éviter les intoxications alimentaires , donc il faut lutter contre les microorganismes, le manque d'hygiène et la détérioration : cf botulisme, aflatoxines, salmonellose… . Quand on est  fabricant d'un aliment, on a de lourdes responsabilités .
Mais parfois les ajouts d'additifs ne sont pas nécessaires et servent uniquement à tromper les consommateurs :par exemple l'ajout de colorants azoïques de synthèse à certains sirops ou liqueurs pour renforcer la coloration naturelle ; et cela d'autant plus que ces colorants sont suspectés de produire des allergies et bien d'autres maux. On peut continuer avec les exhausteurs de goût comme les glutamates ( E 620 … ), certains édulcorants comme l'aspartame (E 951….) (4).
Les pelures d'agrumes traitées ne doivent pas être consommées : E 231, E232, E 233 (cf biphényle, orthophénylphénol, thiabendazole ) (2)(3).
Notons qu'il y a des marchandises en principe sans additifs alimentaires, comme par exemple le lait et certains de ses dérivés ( crème fraîche…), le miel, nouilles sèches, légumes frais … : mais cela n'implique pas qu'elles soient d'origine biologique .
D'autres produits ne sont pas obligés d'afficher leurs additifs, comme par exemple les vins et les bières. Pourtant il serait souhaitable de les connaître, comme par exemple les sulfites  auxquels certaines personnes sont très sensibles.
Notons aussi qu'on a fait des tests sur des animaux pour déterminer la " dose journalière acceptable, DJA " (ADI, acceptable daily intake en anglais). En ce qui concerne les sulfites contenus dans les vins, cette quantité est vite atteinte (parfois moins que 2 verres de vin ou 300 g ) . Pour déterminer cette valeur, on a fait des expériences sur des animaux.
La liste des additifs peut évoluer, des produits peuvent être rajoutés, d'autres supprimés. Par exemple la listes des colorants synthétiques était bien plus longue dans les année 1970.
On a supprimé de la liste : E 103, E 105 , E 111, E 121, E 125, E 126, E 130 , E 152, E 181…, des colorants azoïques considérés comme trop dangereux pour la santé humaine.
Il reste, entre autres, une dizaine de colorants synthétiques qui sont contestés .
" L'ionisation " est une méthode moderne pour traiter et conserver des aliments. On soumet des palettes entières de produits à des rayons de haute énergie. Les microorganismes sont ainsi éliminés, la germination de pommes de terre , de l'ail …est inhibée, des vitamines
détruites …. Le traitement doit en principe être indiqué sur l'étiquette du produit ; mais les producteurs hésitent parfois, le mot " ionisation " fait peur, mais il n'y a pas de rayons après traitement.
Remarquons que nos ancêtres avaient leurs méthodes simples et efficaces pour conserver : salage , fumage et stérilisation pour les viandes, dessiccation et stérilisation pour légumes et fruits.
L'agriculture extensive et intensive, l'utilisation des pesticides , d'antibiotiques et
autres traitements, l'utilisation des additifs alimentaires comme aussi de l'ionisation , tout  ceci permet de produire des aliments meilleur marché, d'éviter de grosses pertes, de les transporter à des grandes distances, de nourrir plus de monde. La mondialisation du commerce est ainsi favorisée, comme l'est la tendance actuelle.
Mais la qualité n'y est pas : résidus divers, présence d'additifs, ionisation, pertes en vitamines, grosse baisse de la saveur, présence de plus d'eau dans les fruits et légumes…
On est , par exemple, obligé de peler les belles grosses pommes des vergers industriels parce qu'elles sont traitées, curativement mais aussi préventivement, une trentaine de fois au cours de l'année….quand on veut les manger.
Les ressources d'eau potable non polluée diminuent et l'achat d'eau en bouteilles augmente ; tout le monde paye notre manière de produire… .
C'est pour cela encourageons une production alimentaire locale de qualité avec moins de résidus et additifs si possible. Cela favorisera aussi l'emploi local. Avec une agriculture raisonnée ou intégrée nous sommes sur la bonne voie. 
Le meilleur aliment est finalement celui de son terroir, de sa saison (cf nécessité de transport et de conservation … ) et si possible d'origine biologique… (pour éviter les résidus de pesticides ou d'antibiotiques etc.). Si l'on tient compte de la qualité, le prix n'en sera pas plus élevé. L'eau et l'air seront ainsi aussi de meilleure qualité .
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(1) J. Ch. HITZKE : http://www.books-hitzke.net
E-mail ou courriel : hitzke@evc.net
(2) J. Ch. HITZKE, M. HITZKE-KLEIN et S. TIMOFEI
" Aliments et écologie au quotidien " ,trilingue(F , GB, D), avec dictionnaire et
index, 1999 , 205 p , 18 euros.
(3) J. Ch. HITZKE, " Additifs alimentaires ", trilingue (F , GB, D ), 1998, 35 p, 5 euros.
(4) J. Ch. Hitzké, " Additifs alimentaires ", 2 p, 1 euros


J. Ch. HITZKE, Dr ès sc., 67400 ILLKIRCH

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