Philosophie autour du consommateur, de l’étiquette et de la liberté.-

Nous voulons tous bien faire , bien agir, lutter pour la qualité dans tous les domaines, notamment dans celui de l’environnement et de la nature , dans la façon de nous nourrir , dans notre jugement  ou notre manière de vivre.

La culture et l’élevage intensifs nous gênent car les pesticides polluent et les animaux n’ont plus la liberté correspondant à leur espèce, serrés dans leurs cages ou attachés .

De nombreuses décharges sont remplies de déchets industriels  nocifs comme par exemple de déchets chlorés résultant de la fabrication du lindane, pesticide chloré enfin interdit.

L’incinération des déchets peut donner d’autres produits nocifs comme les dioxines chlorées, des PCB,  etc  .

Le sol, l’eau  et l’air se polluent de ces produits. On est obligé d’acheter cher l’eau  en bouteilles de matière plastique qu’on doit recycler … .

D’une manière générale on peut dire que notre santé dépend du contenu de notre assiette et de l’air que nous respirons.

Et puis il y a le « porte-monnaie » ; je veux acheter moins cher  pour économiser.

Mais est-ce moins cher quand j’encourage la pollution, la mauvaise qualité et que je tombe malade ? Quand j’encourage  la pensée à court terme ? Quand je laisse tous les problèmes à la génération suivante (cf décharges et pollutions… ) ?

En principe c’est le consommateur qui choisit, qui achète et qui donne ainsi un signe aux producteurs. Donc inutile de se plaindre, c’est le consommateur qui commande !

Il faudrait qu’il lise l'intitulé des étiquettes des produits alimentaires pour commencer. Dans la liste des «  ingrédients » nous voyons la composition de l’aliment et les additifs alimentaires  . Les quantités des ingrédients sont classées par ordre décroissant. S’il y a plus de 0,9 % d’OGM, cela doit être indiqué....

Par contre si l’on a obtenu la viande , les œufs, etc.  avec des animaux nourris par des OGM , cela ne sera pas indiqué  ! !

Les éventuels résidus de pesticides ne sont pas indiqués non plus, car supposés en-dessous des maxima des normes ou quantités permises.

On parle maintenant d’une agriculture « raisonnée », ce qui devrait ,en principe diminuer les résidus .

Par contre si un produit est d’origine biologique, il doit porter la mention « AB » (Agriculture Biologique) ou « organic » (anglais ) ou « aus biologischem Anbau » ou « Bio », «  Öko…»…, contrôle « Ecocert » …

En achetant un produit « bio », le consommateur sait qu'il ne contient, ni OGM, ni résidus (pesticides...) d’un traitement agricole ou de l’élevage (cf. résidus d’antibiotiques) ; il y a moins d’eau en général et le produit est d’une plus grande saveur ; ceci compense la plus grande cherté du produit bio ( +  30 % ?).

L’agriculture biologique, c’est important, ne pollue pas l’eau souterraine , le sol et l’air ; elle permet aux oiseaux et vers  de terre d’exister… . L’agriculture bio permet de même de donner une chance aux producteurs locaux et crée des emplois !

Albert Schweitzer  nous incite « à respecter la vie » (cf. pratiques de l’élevage intensif …)

Mais comment se fait- il que la volonté des consommateurs n’arrive pas à percer davantage ?

  Il y a bien des raisons à cela :

-       il y a des intérêts  financiers,  industriels et commerciaux en jeu et qui poussent dans leur sens, sans s’occuper du reste, du long terme, etc ;

-       le consommateur n’a pas toutes les informations ;

-       il n’a pas toujours le temps de s’informer ;

-       l’information est « biaisée » ou incomplète ; on ne parle que partiellement et pas de la globalité ;

-       comme le fait la  publicité  par exemple : elle nous encourage à acheter ; elle ne vante sûrement pas les inconvénients des produits ; à ce propos, il est intéressant de lire "99 francs" de Frédéric Beigbeder (Ed. Grasset-2000) qui dénonce le mercantilisme de notre société et l'impact de la publicité...,des publicistes et le fameux credo de certains d'entre eux :«Ne prenez pas les gens pour des cons, mais n’oubliez jamais qu’ils le sont.»... C'est cru, mais peut-être pas très loin de la réalité !

-       on est paternaliste ou dirigiste : à l’agriculteur  on dit « prenez » tel produit comme désherbant, tel fongicide, tel pesticide …sans parler des inconvénients ; pas de structure chimique … (car souvent les pesticides halogénés, chlorés etc présentent des problèmes de persistance et de résidus…). Le  jardinier  est traité de la même façon ;

-       il y a des noms commerciaux de produits  qui n’informent pas sur la nature chimique de ce même produit  et il est ainsi difficile de juger  etc .

 

 Comme dans bien de domaines, l’individu, le consommateur est manipulé et infantilisé .    Je peux donner un exemple personnel : il y a plus de 5 ans , plusieurs médecins spécialistes voulaient m’imposer une opération chirurgicale ; par internet j’ai découvert qu’il y avait un autre traitement alternatif possible dont on ne m’a pas informé. Au final mon affection a beaucoup diminué ; des drainages-massages manuels m’ont probablement aidé et aucune opération ou traitement n’est plus nécessaire à ce jour . Je n’avais même pas besoin du traitement alternatif . C’est l’internet qui m’a informé et qui m’a donné la force morale de résister ! L'éventuelle opération aurait comporté une anesthésie générale avec le risque de couper le nerf facial .

  Il est temps d’exiger une information complète, globale et non partielle ou orientée et pas seulement pour les aliments . Ci-dessus nous avons mentionné des problèmes concernant la santé. On pourrait continuer avec la manière de présenter l’histoire  ou les événements suivant le camp ou le pays etc .

  Il est temps aussi que les adultes soient pris pour des êtres responsables et pas pour des minus qu’on traite ou manipule sans respect pour des intérêts personnels.

 Il n’y a que la personne bien informée qui peut bien juger et prendre des décisions adaptées.

Les gens ne doivent pas être traités comme un troupeau . Une vraie démocratie exige une information globale.

 Et des défis nous attendent : lutter pour le durable, pour la paix, pour les emplois locaux, contre  les délocalisations du travail à tout va , pour offrir une perspective à nos enfants, surpopulation de nombreuses régions du globe, surpêchage des mers et océans, etc 

 

                                                                                          J. CH.  HITZKE

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