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                                   La pollution  à l’intérieur des habitations 

 

   Généralités.-

L’intérieur de nos maisons a évolué avec le temps et  la civilisation. Il y a de plus

en plus de produits nouveaux dont le particulier ne connaît pas toujours la nature exacte

(ou on ne lui dit pas tout), le but étant de vendre et de faire du chiffre.

De nombreux polluants peuvent être présents à l’intérieur de nos logements.

 

Il peut y avoir des polluants chimiques (cf. aldéhyde formique, CO,  etc. ) , des polluants

radioactifs naturels ( cf.  radon …), des bio-contaminants (cf. acariens, moisissures …),

des poussières d’amiante si l’habitation n’est pas récente, la  pollution électromagnétique .

Il y a aussi la pollution sonore ,car nos appartements ont des voisins au-dessus,

 en-dessous ou à côté et qui peuvent vivre à un autre rythme , voisinage d’une rue passante,

 un aéroport…  

 

Certainsi confondent le bois et les matières plastiques : en brûlant ces dernières dans

leurs poêles ou ailleurs , ils empestent l’air et nuisent à la santé de tout le monde .

 

Dans ce qui suit , nous parlerons surtout de la pollution chimique , radioactive  ou des

bio-contaminants. Cette pollution peut produire des allergies , des cancers ou d’autres  

maladies.

 

    Normes ou références.-

Il existe des normes pour la pollution des aliments ou de l’eau par des pesticides ; ou

pour les émissions des centres d’incinération des déchets ( cf. émissions de dioxines     

chlorées, les PCB …)

        Pour l’eau par exemple :

      - l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met le maximum à   2 µg/L ;

      - l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) propose 0,6 µg/L  pour les

        nourrissons  et  0,4 µg/L pour les femmes enceintes , quelque soit le pesticide ;

      - la nouvelle réglementation (cf.  DNA du 24/03/2004) fixe un seuil à ne pas dépasser pour             

         la protection de la nappe phréatique : 0,1 µg/L , quels que soient les pesticides…  .

           

En fait , nombreuses sont les dérogations accordées à des SDE (syndicat des eaux) qui

ne peuvent respecter ces normes pour l’eau du robinet( cf journal cité ci-dessus ).

Concernant l’atmosphère ou l’air à l’intérieur des habitations et pour des composés

volatils, telle que la formaldéhyde , il n’y a pas de normes françaises pour l’instant

(cf. revue « Que choisir » , janv. 2002) mais bien des normes américaines, allemandes

ou de l’OMS .

 

Pour les concentrations d’aldéhydes, l’OMS  met la barre à  10 µg/m3 , mais on

mesure  très souvent des valeurs  10 ou 100 fois supérieures . Cette pollution provient

des panneaux de bois agglomérés et peut durer des années ; par exemple d’une

bibliothèque en bois agglomérés (cf. revue « Que Choisir » déjà citée).

           

Pour d’autres composés organiques volatils (COV), comme ceux issus des peintures,

les  USA ont mis la barre à  200 µg/m3 ; mais on observe souvent des valeurs bien

  supérieures, même un mois après les travaux  .

             

N.B. :   1 µg =  1/1 000 000  g        (1 micron-gramme ) ; L = litre ; m3 = mètre cube.             

            Cf  aussi :  http://idéesmaisons.com        .

             DNA = journal quotidien (Dernières Nouvelles d’Alsace)   

 

 

                                                                     

 

 Les polluants .-

    

Les composés organiques volatiles (COV).

On peut citer quelques sources de COV :

-         les formaldéhydes ,déjà cités, et qui peuvent donc provenir surtout du bois aggloméré, mais aussi d’autres sources comme le sol stratifié, colles carrelages, laques etc ;

-         les composés chlorés : certains antimites, désinfectants…. ;

-         hydrocarbures aromatiques et aliphatiques : poêle à pétrole, peintures, colles

vernis, vapeurs d’essence ….

 

Le mono-oxyde de carbone ou oxyde de carbone, de formule CO , provenant d’une

combustion mal réglée (poêles, etc.) . C’est un gaz inodore et incolore et dangereux.

Dans l’actualité ,on mentionne toujours à nouveau des accidents dus à ce gaz. Ce gaz

peut être mortel si l’on ne fait pas attention (il empêche la fixation de l’oxygène…).

 

Le radon.-  Le radon est gaz radioactif. Le symbole chimique est  Rn  Il résulte de la décomposition radioactive de l’uranium, thorium ou actinium. Donc si l’on habite une région, généralement montagneuse où l’on trouve des traces de ces éléments ,

on y trouvera aussi le radon qui peut s’accumuler dans les caves et logements. Le radon peut aussi provenir de certains matériaux de construction.

Il est inévitable qu’on soit amené d’en avoir respiré des traces. Il faut éviter d’en respirer des grandes quantités. Le cancer des

poumons est au bout ! ! 

Il ne faut pas oublier d’aérer régulièrement le logement si l’on est exposé à ce risque. Le radon est incolore et inodore, il faut donc un appareil pour le détecter (par la radioactivité ). Cela pourrait être du ressort de la commune (tests).

Le radon est par ailleurs un gaz lourd (numéro atomique =86 et masse atomique 222,

mais avec de nombreux isotopes de masses 199 à 226). Les périodes radioactives varient de  0,27 msec à 3,824 jours pour Rn 222.

Comme pour le tabac , le risque de cancer est important !

 

La fumée de tabac.- La fumée de tabac est composée d’une centaine de substances différentes dont un certain nombre peuvent être cancérigènes et favoriser l’apparition d’allergies (asthme). Les enfants sont particulièrement à protéger .

 

Les oxydes d’azote : NOx,  NO2.-

Ces gaz sont produits par la cuisson au gaz. Il est souhaitable d’avoir une hotte qui

évacue ces gaz vers l’extérieur.

 

 

 N.B. : sur le site

                http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf       

il est proposé une liste de produits qui risquent d’être cancérogènes. Dans celle-ci on trouve des substances synthétiques et aussi produites par la nature . Exemples : aflatoxines (toxines de

moisissure), amiante, amino-4 biphényle, arsenic, benzène, benzidine, chlorure de vinyle,

diéthylstilbestrol,  I 131, naphtylamine-2, le radon ou d’autres radioéléments, rayons X ou

gamma, tétrachloro-2,3,7,8-dioxine, des virus (hépatite B et C …), goudrons, fumée de

tabac, huiles peu ou pas raffinées, cadmium et ses composés, composés de chrome hexavalents, composés de nickel   etc .

 

                     

 

L’amiante.- Suite au nouveaux règlements , il n’y a plus d’amiante dans les nouvelles

constructions . Cependant, actuellement il y a des milliers de plaintes dans les tribunaux

et les indemnités versées , en cas de cancer, sont de l’ordre de plus de 100 000 euros.

(cf. DNA du 26/03/04).Pour ceux qui ont travaillé dans cette industrie, c’est le pire.

 

Les poussières d’une manière générale.- Il y a des personnes très sensibles aux poussières

ou à certaines poussières spécifiques (cf. allergies , asthme ). Ces personnes ne supportent

pas , par exemple, la présence de tapis qui retiennent des poussières etc. D’où l’importance

des aérations brèves mais répétées , plusieurs fois par jour ! 

 

Brûler des matières plastiques ou du bois aggloméré.- Les matières plastiques ou le

bois aggloméré  ne sont pas à confondre avec du bois. En plus les matières plastiques ne

sont pas toutes identiques . Les bois agglomérés non plus : on utilise des matières

plastiques variables pour fabriquer des planches en bois aggloméré . Brûler ,dans un poêle,

dans une cuisinière ou même dans son jardin, des matières plastiques ou des agglomérés,

produit des gaz toxiques et corrosifs. Par exemple si l’on brûle du PVC , on produit de

l’acide chlorhydrique (HCl) d’abord et ensuite bien d’autres composés toxiques (cf dioxines)

quand la température monte , car le PVC contient du chlore. En plus les matières plastiques

peuvent encore contenir des charges, des plastifiants (cf  phtalates…). Donc on n’intoxique

pas sa famille ni ses voisins. On met tout à la déchetterie si possible.

L’artisan doit souvent payer pour cela et il a tendance à s’en débarrasser en brûlant . 

Il faudrait le conseiller et l’aider et pas le laisser seul ! La commune a un rôle à jouer .

 

Certains animaux et les bio-contaminants.- Eviter les animaux malades ou qui pourraient

être des vecteurs de maladies (rats dans les caves ou locaux annexes…). Certaines personnes

sont sensibles (cf. allergies) aux poils ou certains micro-organismes spécifiques.

L’humidité d’une maison mal isolée peut favoriser les moisissures et ainsi les allergies et

l’asthme .

Les acariens et leurs excréments sont les bio-contaminants les plus importants de la

maison ou du logement. Ils se nourrissent des particules de peau que nous perdons régulièrement (cf. squames).

Les allergies peuvent se manifester sous forme de sinusites, rhinites ou eczémas de la

peau.

 

Pollutions électromagnétiques.- Il est certain que beaucoup d’appareils dans la maison

émettent des rayons plus ou moins forts ; il faut qu’ils soient bien réglés : les télévisions

et écrans d’ordinateurs en émettent de petites doses. Le four micro-onde est à prendre en considération.

Il est reconnu que les rayons X ou gamma sont cancérigènes (cf.  le N.B. page 2 ci-dessus).

Il est souhaitable de ne pas dormir près des sources potentielles d’ondes. De même ,

il n’est pas souhaitable d’habiter près des lignes de hautes tensions. 

Il est conseillé de ne pas passer beaucoup de temps avec le téléphone mobile collé contre l’oreille ( on suspecte

des dommages au cerveau avec le temps). Il suffit de consulter l’internet pour trouver de

de nombreuses accusations ou contestations dans ce domaine.

C’est un domaine très sensible, des recherches sont en cours, il y a des places de travail

en jeu ; il y a des intérêts financiers comme pour les autres domaines mentionnés ci-dessus.

 

 

                                                               

Comment lutter contre ces pollutions ?

  N’oublions pas que nous vivons dans un système libéral et qu’il y a des intérêts. Il est

  aussi normal qu’une entreprise veuille survivre et ait des responsabilités (cf. emploi).

  Mais cela ne doit pas empêcher l’entreprise de lutter pour la qualité .

  Comme dans tous les domaines, il faut bien s’informer.

  Bien choisir l’endroit de son logement si possible.

  Ne pas faire des actions contre le bon sens et brûler des plastiques ou du bois aggloméré.

  Choisir ses produits en connaissance de cause. Si l’information ne passe pas, les

  produits naturels sont toujours un bon repère.

  Une maison humide doit être traitée pour que l’humidité disparaisse (isolation

  contre l’humidité).

   Dans certaines régions, un contrôle de la dose du gaz radioactif, le radon , peut être

  utile et s’imposer ; afin de ne plus parler de maison « hantée » par la maladie ( cf cancer du

  poumon ).

   Pour obtenir une maison moins polluée, il est nécessaire de bien aérer et cela

  brièvement plusieurs fois par jour, 3 à 4 fois durant 4-5 minutes. Les murs

  n’ont ainsi pas le temps de se refroidir et l’air intérieur est renouvelé.

   Les fenêtres doivent être grandes ouvertes de manière à obtenir un courant

  d’air . En tout cas c’est mieux que de laisser une petite fente toute la journée .

  En été il faut s’adapter.

   On a sûrement un intérieur moins pollué en ville, à condition d’aérer, que dans un

  logement de vacances où on ne fait rien et où on reste enfermé avec fumée etc .

   

                                      J Ch  HITZKE, Dr ès sc. ;  fax : 03 88 65 11 52

                                     Sites : http://www.books-hitzke.net